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LA FAMILLE DE NONOMARINO A MAYOTTE

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29 octobre 2011

PAS DE CHANGEMENT

33 jours de grève et toujours pas de changement, si ce n'est que la grande distribution refuse toujours de baisser le prix de la viande.

Toujours des barrages, encore des barrages qui empèchent toute l'île de circuler, y compris les ambulances.

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Des barrages sous la surveillance d'adolescents ou de très jeunes enfants qui n'hésitent pas à caillasser si quelqu'un essaye de forcer le barrage sans avoir payé un droit de passage.

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Pas intérêt à laisser son véhicule sur le trajet des grévistes, sinon tout est calciné après leur passage.

Voici un article daté du 22 octobre 2011, très pessimiste, que j'ai trouvé dans un autre blog mais qui reflète assez bien la situation.

L'île aux parfums sous les gaz lacrymogène

Récapitulons : barrages en tous points de l'île, agressions violentes de blancs, rackets, supermarchés pillés, certains incendiés, attaque de gendarmerie, fuite du préfet sur un bateau après un caillassage en règle à sa sortie de Mayotte Première (chaine télévisée), l'ambiance est assez pesante depuis quelques jours, surtout à la suite de la mort d'un manifestant, décédé " officiellement " d'un arrêt cardiaque, "officieusement", à la suite d'un tir de flash-ball. Les transports scolaires sont suspendus, le vice-recteur encourage ses personnels à assurer la continuité du service public, et dans le même temps, les chefs d'établissements, conscients des risques encourus par les personnels qui se déplacent, encouragent ceux-ci à ne pas quitter leur domicile.
Beaucoup de blancs cherchent à quitter l'île, malgré les difficultés pour rejoindre l'aéroport. De nombreuses entreprises privées ont rapatrié les familles de leurs employés depuis le début des évènements. D'autres, victimes d'agressions et traumatisés, repartent par le premier avion disponible. Ici, l'ambiance est tendue, les propos racistes resurgissent des deux côtés (forces de l'ordre et manifestants). Les informations que vous avez en métropole sont soigneusement sélectionnées. Vous avez en effet pu admirer des clients effectuant leurs courses dans les magasins. Ces magasins ont été ouverts sur ordre du préfet, sécurisés par les CRS, ce qui a entrainé une rapide réaction : ils ont dû vite rebaisser les rideaux métalliques, évacuer leurs clients par des issues secondaires, lesquels clients étaient attendus au premier rond-point par des personnes qui les ont aussitôt délestés de leurs achats. Ces magasins ont depuis été pillés, saccagés, et même incendiés pour certains.
Au port de Longoni, des centaines de conteneurs sont bloqués, remplis de produits frais. Tout cela ne pourra être mis en vente. Les autres navires ne peuvent accoster, donc nous devrons patienter avant de pouvoir acheter de nombreux produits. Pour l'instant, nos préoccupations essentielles sont notre sécurité et la survie alimentaire. Cela fait un mois que les magasins sont fermés et que nous n'avons pu nous ravitailler, excepté certains produits disponibles dans certaines petites boutiques au début. Mais aujourd'hui, tout manque, surtout l'essentiel.
Vous n'aurez pas le droit à des photos des barrages, il nous est impossible d'en faire. Se faire prendre avec un appareil photo sur les barrages, c'est être accusé de collaborer avec la police et donc passer un sale quart d'heure. Déjà, se faire arrêter sur un barrage, c'est dangereux. Un pauvre gars rentrant chez lui en scoot a eu le malheur de vouloir franchir un barrage. Passage à tabac et coup de couteau. Faut pas jouer avec ça, les gamins sont excités et incontrôlables. D'autres ont reçu des cocktails molotov sur leur voiture en ramenant leurs enfants à la maison. On ne parle jamais de toutes les exactions commises sur des métropolitains par une minorité violente. Mais elles sont nombreuses.
Voilà, c'étaient les dernières infos sur la situation à Mayotte vue de M'tasahara, petit village qui a vu lui aussi l'apparition de barrages à ses deux extrémités depuis que les leaders syndicaux ont appelé la population à mener des actions dans leurs villages et plus seulement à Mamoudzou.
A plus pour des infos plus positives je l'espère.

Depuis cet article, la situation s'est légèrement améliorée, les magasins ouvrent plus longtemps et, habitant dans le Chef Lieu, il est plus facile pour nous de nous ravitailler.

Nous attendons avec impatience la venue d'un nouveau médiateur le 2 novembre 2011 en espérant vivement qu'il pourra faire des miracles.

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26 octobre 2011

MANIFESTATIONS CONTRE LA VIE CHERE A MAYOTTE

Le 27 septembre 2011, une simple manifestation qui dégénère et c’est toute une ile qui est prise en otage depuis 30 jours pour revendiquer contre la vie chère.

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Depuis un mois, notre quotidien est parsemé d’émeutes entre les manifestants et les forces de l’ordre, des pierres qui volent dans tous les sens, des gendarmes qui lancent des bombes lacrymogènes, des bombes assourdissantes, des voitures et des pneus en feu. Les sirènes des ambulances se font entendre toute la journée, l’hélicoptère de la gendarmerie survole Mayotte en continue. L’ile est petite et cela se passe aussi à 500 mètres de la maison.

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Des barrages sur l’ensemble du territoire bloquent toute l’économie de l’ile, des barrages composés de frigidaire, de machine à laver brulés. Aujourd’hui des arbres centenaires de plusieurs tonnes jonchent les routes, la radio a même annoncé des ruches qui se glisseraient entre les objets qui barrent les routes.

Des magasins fermés, ouvert la troisième semaine seulement quelques heures sous la surveillance des forces de l’ordre, des magasins pris d’assaut par les gens qui ont faim car les placards et les frigos sont vides. Un combat pour trouver un chariot, la course dans les magasins pour le riz, le lait, la viande ; en 10 minutes ces rayons sont vides puis des heures d’attente aux caisses ou parfois même des heures d’attentes pour accéder aux magasins.

Puis des grévistes sur les routes qui caillassent les voitures, volent les courses des automobilistes bloqués dans d’énormes embouteillages, pour affamer la population.

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Copie de LN 24 octobre 2011

Le 19 octobre, un mort, un manifestant aurait succombé à une crise cardiaque suite à un tir de bombe lacrymogène, la population n’y croit pas, elle accuse les gendarmes de lui avoir envoyé un flash ball sur le thorax. La population est en colère, le soir au journal télévisé la famille du défunt appel au calme, ainsi que le président du conseil général et le cadi (juge musulman).

Les écoles ouvrent, ferment et rouvrent suivant les dangers de la journée. Le syndicat des enseignants demandent la fermeture des écoles jusqu’à la fin des conflits.

Voilà donc un mois que toute la population s’enferme dans les maisons, les rares sorties sont consacrées à l’école, au travail et au ravitaillement de nourriture quand c’est possible.

Voilà la situation, nous gardons le moral et espérons chaque jour que le conflit se termine, quant à nous, nous avons eu la chance de partir 2 semaines à Madagascar du 2 au 16 octobre, le décollage et l’atterrissage de l’avion étaient prévus le dimanche, donc nous avons pu partir et revenir non sans difficulté. Le week-end, les manifestants se reposent, mais en semaine la barge qui se rend à l’aéroport est souvent bloquée par les grévistes.

11 août 2011

TRANSLATION

Hello to all our foreign friends who read our family blog,

From now on, you will be able to translate all messages in the language of your own country, displayed by the small flags located at the top of every page.

Google translation isn't a perfect translator

Hugs to all of you

Marie-Noëlle

9 avril 2011

NUIT DES ETOILES A M'TSANGABEACH

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En sortant de la maison, nous découvrons, dans l’arbre du voisin, ce magnifique spécimen de roussette qui a décidé de poser pour notre objectif, pendu à la branche, la tête en bas.

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Elle nous a vus, et sa timidité l’a obligé à replier ses ailes noires et elle ne laisse plus apparaître que le dessus de sa tête rousse. Nous la quittons pour nous rendre à la nuit des étoiles organisée par les astronomes de Mayotte…

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Nous arrivons en fin d’après-midi, à M’Tsangabeach, où nous bivouaquerons, comme un certain nombre de personnes venues admirer les étoiles.

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Le lieu du bivouac

Nous évitons soigneusement de planter la tente sous les cocotiers : une chute de coco en pleine nuit  et on risquerait de voir 36 chandelles à la place de 36 étoiles ! Avouons quand même qu’il y a pire comme endroit pour planter une tente…

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 Pratique ces petits machins qui se déplient tout seul (mais plus coriaces à remballer). Les filles sont ravies. C’est la première fois qu’elles font du camping avec nous.

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Quelques matériels d’observation sont déjà en action… Arrivés tardivement, nous avons manqué l’exposé sur le soleil et son observation…

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Malgré leur jeune âge, certains ont pu découvrir l’inimaginable avec des outils de pro !

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Evidemment, nous ne pouvons pas prendre de photos des étoiles vu la distance, mais voici le programme de la soirée et de la nuit, magnifiquement organisée. Le croiriez-vous, mais dans l’hémisphère sud, on ne voit pas la même chose que dans l’hémisphère nord ! Tous nos repères sont faussés ! Mais le ciel est magnifique

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 Peu de temps après la tombée de la nuit, on observe la lune

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 Vers 22h, nous observons Saturne

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 Maintenant, nous savons situer la Croix du Sud. Mais attention de ne pas se tromper, il y en a 2, une vraie et une fausse.

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Petits schémas pour repérer plus facilement la vraie Croix du Sud

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 Un amas d'étoiles dont nous avons tous oublié le nom

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 Nous avons admiré la grande ourse car la petite ourse est visible seulement dans l'hémisphère nord ou à la limite de l'équateur.

Les astronomes ont une imagination débordante car pour nous ça ressemble plutôt a des chariots

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 La grande ourse

 

La grande ourse est peut-être la plus célèbre constellation de l'hémisphère Nord. Cela provient du fait qu'elle est visible quelque soit la période de l'année. Les sept étoiles qui composent sa célèbre forme de chariot sont toutes assez brillantes pour être vues même si les conditions d'observation ne sont pas idéales.

Mythologie grecque

Pour les grecs, elle représente la nymphe Callisto, fille du roi d'Arcadie, qui avait décidé de consacrer sa vie entière à la déesse de la chasse, Artémis, et lui avait aussi fait vœu de chasteté.

Elle était heureuse de suivre Artémis durant ses campagnes de chasse dans les forêts de Grèce en compagnie des autres Nymphes qu'elle considérait comme ses sœurs. Durant cette même période, Zeus, le maître de l'Olympe, connu pour ne pas être très fidèle en amour, réparait à l'aide de ses pouvoirs divins les plaies laissées sur la Terre par la chute du char solaire de Phaéton. Mais ceci est une toute autre histoire.

Ce qui devait arriver arriva. Un jour où Callisto se reposait seul à l'ombre de la forêt, Zeus passa à proximité et aperçu la jeune et jolie jeune Nymphe. Il en tomba immédiatement sous le charme et fut prit d'une folle passion plus forte que son amour pour Héra.

Connaissant le vœu de chasteté prononcé par les nymphes, Zeus savait qu'il ne pouvait pas aborder la jeune demoiselle directement sous peine de ne pas pouvoir arriver à ses fins. C'est pourquoi il prit l'apparence de la déesse Artémis et s'approcha de Callisto. En toute confiance cette dernière se laissa enlacer, comme une sœur dans un premier temps puis de plus en plus tendrement par la suite. Ce débordement de tendresse surprit la jeune Nymphe qui repoussa la prétendue déesse.

Zeus reprit alors sa véritable apparence et Callisto, troublée par l'apparition successive d'Artémis et de Zeus, ne put résister longtemps aux assauts passionnés du maitre de l'Olympe et lui offrit sa virginité.

Juste après, Zeus retourna en haut de l'Olympe afin de ne pas éveiller la jalousie de sa femme Héra et laissa Callisto seule. Elle, qui d'ordinaire était si joyeuse lorsqu'elle était entourée de ses sœurs, changea complètement de comportement et la mélancolie s'empara d'elle. En effet, elle était meurtrie de n'avoir pas respecté son engagement avec Artémis. Elle se cacha le plus possible des ses compagnes et évita au maximum de se trouver près d'Artémis, d'autant plus qu'elle était tombée enceinte. Dans ces conditions, garder secrète sa relation avec Zeus devint de plus en plus difficile.

Elle réussit tout de même à garder le secret pendant neuf lunes. Un jour où les nymphes se baignaient dans l'eau fraiche d'une rivière, elles forcèrent Callisto à se dévêtir et découvrirent avec horreur et stupéfaction son état. Elles bannirent à jamais Callisto de la communauté des Nymphes d'Artémis et allèrent voir Héra pour l'avertir de la situation.

Callisto s'exila dans la forêt et quelques temps plus tard, elle mit au monde un autre fils de Zeus, le demi-dieu Arcas. Folle de jalousie, Héra retrouva Callisto dans son exil. De colère, elle attrapa la pauvre jeune fille, la projeta au sol et prononça une formule magique. La belle et douce voix de la nymphe devint un grondement sourd, elle était devenue une ourse. De plus, Héra, dont la colère ne s'est pas vraiment atténuée, la condamna à errer sans fin dans la forêt et à être poursuivie sans relâche par ses anciennes compagnes de chasse.

Son fils, Arcas, fut recueilli par Hermès qui le confia à sa propre mère Maïa. Quelques années plus tard, alors qu'il se promenait dans le temple de Zeus, il vit une ourse qui fonçait dans sa direction. De peur, il prit son arc et ses flèches et tira sur l'ourse. Ce qu'il ne savait pas, c'est que cette ourse était Callisto, sa propre mère, qui s'était perdue et, submergée par la joie d'avoir retrouvé son fils, avait oublié qu'elle était devenu une ourse. Zeus qui assista à la scène, dévia la flèche et, par compassion, décida d'unir la mère et son fils dans le ciel sous la forme de deux ours, Callisto étant la grand ourse et Arcas la petite.

Mais les malheurs de la pauvre nymphe ne s'arrêtèrent pas là. Héra, qui en voulait toujours à Zeus, lui fit promettre que Callisto ne trouverait pas le repos dans l'océan céleste réservé normalement aux dieux. C'est pourquoi, la constellation de la grande ourse ne se couche jamais et tourne sans fin autour de l'étoile polaire.

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 Dur dur le réveil après avoir accumulé toutes ces connaissances sur l'immensité du ciel

Mais notre fatigue est minime comparée à celle des astronomes qui ont passé une nuit blanche à expliquer aux courageux qui se levaient régulièrement, les apparitions nouvelles, suivant les heures de la nuit. Quant à nous, nous n'avons pas eu le courage de nous réveiller à 4h du matin pour observer Vénus comme nous l'avions prévu au départ.

En tout cas, une chose est certaine, nous reviendrons en compagnie des astronomes l'année prochaine.

3 avril 2011

MAYOTTE DEVIENT DEPARTEMENT FRANCAIS

Qui aurait pu croire un jour, qu'un petit bout de terre puisse devenir français grâce aux chatouilles.

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Mayotte : Aux Chatouilleuses,

la France reconnaissante


À l'approche de l'élection du président du conseil général pour la départementalisation de Mayotte, la France se grandirait à honorer Zaïna Meresse et ses amies. Elles se sont battues pour que Mayotte reste française et devienne un vrai département. Leur arme : la chatouille.

MAYOTTE (de notre envoyé spécial). - Grâce à ces femmes, la France fait 374 km2 de plus; compte parmi les siens un peuple à la culture métissée africaine, arabe, indienne ; possède une barrière de corail et un lagon parmi les plus remarquables au monde ; distille la fleur de l'ylang-ylang qui a attiré Jean-Paul Guerlain et bien d'autres parfumeurs... D'autres diront, certes, que Mayotte n'est pas un cadeau, qu'elle reste une colonie, qu'elle attire surtout des milliers de clandestins. Zaïna Meresse, 68 ans, semble savourer simplement son combat, le regard souverain, campée dans son fauteuil au milieu de sa maison de Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte, entre l'hôpital aux 4 500 bébés par an et le bidonville qui plonge vers la mer. «Les femmes mahoraises, sourit-elle, ont toujours eu de l'autorité sur leur mari. À ce moment-là on a dit à nos hommes 'Si vous ne suivez pas, on vous met à la porte'»!
Retour en 1966. Une autre femme de fort caractère, Zéna Mdéré, 46 ans, enseignante coranique, rentre de Madagascar et ne reconnaît plus Mayotte. La large autonomie accordée depuis cinq ans par la France aux quatre îles comoriennes pénalise les Mahorais les premiers à être devenus français, en 1841. Mayotte a notamment perdu la capitale transférée à Moroni, à Grande Comore. Zéna Mdéré s'engage avec le leader pro-français Georges Nahouda. Zaïna Meresse se joint aussitôt à eux: «On a dit non. On s'est dit: 'On va être esclave des Anjouanais et des Grands Comoriens, vaut mieux être esclaves des Français!' On a décidé de se mettre debout.

Dès le 2 août 1966, Zéna Mdéré et Zaïna Meresse défilent en tête d'une manifestation de femmes. La plupart sont illettrées. « Je n'avais pas été à l'école, nos mamans ne voulaient pas qu'on devienne des mzoungous» (des blancs). Les notables répondent aux manifestantes par le mépris, ce qui nourrit un peu plus leur révolte. C'est alors qu'elles lancent une curieuse action de commando. «On s'est dit: on va les chatouiller; frapper quelqu'un, ça fait mal et on peut aller en prison ». La première victime du « Commando des Chatouilleuses », les Sorodas, est le ministre Mohamed Dahalane. « On était une cinquantaine de bonnes femmes, on s'est mis à le chatouiller pour le faire partir. »
Le ministre titillé, taquiné, gratouillé jusqu'à perdre sa veste, reprend l'avion, humilié. De retour à Grande Comore, il raconte sa mésaventure. L'entourage s'en amuse. « Un autre dit: 'Moi, je vais y aller'. Et, on le chatouillait aussi! » L’humiliation suprême. “Il criait ‘laissez-moi, laissez-moi’”. Pleurant de rire, les chatouilles provoquant même une incontinence humiliante, l'homme politique n'avait plus qu'à repartir.

. Dès qu'un avion approche de l'aéroport, à Petite Terre, avec à son bord un « serrez-la-main », un responsable indépendantiste, l'action s'organise: « On avait notre signal. 'Yououou, Yououou...' et tout le monde arrivait. » Amusante en apparence, l'action n'en provoque pas moins des tensions, jusqu'au drame du 13 octobre 1969 quand l'une des Chatouilleuses, Zakia Madi, meurt lors d'un affrontement entre partisans et adversaires de l'indépendance.

Le combat de Zaïna Meresse et de ses amies aura beucoup compté, lors des référendums de décembre 1974 et février 1976, quand les Mahorais ont décidé de rester Français. Le 20 mai 2001, le président de la République Jacques Chirac célébrait d'ailleurs, sur place, « les femmes de Mayotte, figures emblématiques de l'ancrage de Mayotte au sein de la République française », «le combat émouvant de Zéna Mdéré et Boueni Mtiti », « les célèbres actions de commando de Zaïna Meresse et Coco Djoumoi »...

Depuis, Zaïna Meresse a siégé cinq ans au conseil général. Ces jours-ci, matin et soir, elle participe à la campagne électorale, poursuivant son combat pour que Mayotte devienne un vrai département. Mais elle a laissé, comme ses amies, les responsabilités politiques aux hommes. Malgré ses pouvoirs particuliers (la lignée, le domicile), la Mahoraise a encore bien des combats à mener! Là-dessus, cependant, Zaïna Meresse relativise: « Nous, les femmes mahoraises, notre pouvoir commence à la maison mais on dirige le mari jusqu'au dehors. Les hommes, en politique, on peut les baratiner et tout de suite ils tournent leur veste.

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Pour l'occasion, la chorale du collège de Liliane a chanté la Marseillaise devant le Président du Conseil général et Madame la Ministre de l'Outre Mer, Marie Luce Penchard venue pour inaugurer la départementalisation de Mayotte.

 Mes chers compatriotes de Mayotte

Il est temps de nous relever,

Ô, jeunes gens, soyons éveillés !

Ensemble, nous devons participer à l’élan dynamique de l’île.

Mes chers compatriotes de Mayotte,

Sachons que l’union fait la force !

Ainsi donnons-nous les mains, Aimons nous,

Aidons nous, Assurons l’avenir de Mayotte !

Ne soyons pas rancuniers dans nos cœurs,

Car nous sommes les futurs occupants du paradis.

Allons ! Allons ! Il est temps d’honorer le combat

Mené par nos ancêtres.

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3 avril 2011

MAISON DU GOUVERNEUR

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Traversée d’une forêt de bambous géants, sur le chemin qui grimpe à la maison du Gouverneur.

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Parfois sur le sentier, de magnifiques points de vue retiennent notre attention.

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Sur le chemin, notre guide nous dévoile des curiosités. Non, il ne s’agit pas, perché dans l’arbre, du chapeau d’un des gardes anglais du palais de Westminster, mais d’une grosse termitière.

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 Courte pause pour reprendre notre souffle, lors de laquelle nous sont expliquées les causes des padzas à Mayotte, paysages désertiques, dû, principalement à la déforestation, pour y faire des cultures

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Après 4 heures de marche dans la forêt, nous atteignons enfin notre but : la maison du Gouverneur. Rien d’un palais, une simple petite maison reconstruite il n’y a pas si longtemps et déjà toute tagguée… La bâtisse servît longtemps comme maison de convalescence pour les soldats malades ou blessés.

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Comme toute maison de dignitaire, le grand luxe affiché : cette splendide baignoire en plein air !

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Nos deux affamées et leur copine profitent de la halte à la maison du Gouverneur pour engloutir leur sandwich avidement, mais 4 heures de marche ça creuse les estomacs !

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Pour nous accueillir, deux superbes Couriol Vouroudiou prennent la pose. Pour ceux qui préfèrent, il s’agit de Leptosomus discolor (ah, ben oui !) ou encore Cuckoo Roller (of course !).

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Notre guide nous propose d’emprunter un petit chemin escarpé (avec précipices de droite et de gauche, légèrement masqués par les arbres… Brrrr !) pour aller voir des orchidées. Non sans mal, nous finissons par découvrir quelques spécimens de ces superbes fleurs, qui poussent comme des lianes sur les arbres.

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Sur cette petite crête et dans cette jungle d’arbustes, je vous laisse imaginer les précipices de gauche et de droite. Remarquez les mines enjouées des participants qui d’ailleurs s’apprêtent à redescendre des pentes glissantes…On entend les enfants pousser des hurlements comme dans un grand 8, finalement, elles ont adorées les sensations fortes sur cette partie du chemin.

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Sur le chemin du retour, en bord de route et sous un toit de fortune fait en feuilles de palmier tressées, un artiste travaillant le bois avec un burin et un marteau. Ca semble si facile à faire !

Nous étions partis à 9h revenus à 16h et arrivé à la maison personne ne pouvais plus mettre un pas devant l’autre. Le chemin des orchidées avec des côtes à 90 degrés avait eu raison de nos petits muscles.

27 mars 2011

APRENTISSAGE DE LA CULTURE MAHORAISE

A l’invitation des Naturalistes de Mayotte, toute la tribu mahoraise Lombard s’est rendue fin mars au musée de l’Ylang et de la vanille (situé après Tahiti plage, certains y verront la poursuite de nos aventures commencée à Papeete !) pour une journée autour de l’utilisation de la noix de coco.

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D’abord, le plus facile, couper en deux la coco qu’on tient dans sa main avec un shombo (grand coupe-coupe) qu’on tient dans l’autre sans s’entailler un membre…

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Nous avons déjà le coupe coupe, manque plus que le banc à coco

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Ensuite, encore plus fastoche, assis sur un banc spécial, en bois ou en métal, muni d’une râpe, on extrait la pulpe de la noix de coco sans se taillader les mains, poignets ou avant-bras !

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Le petit montage ci-dessus permet de voir toute la famille en action : la concentration chez les uns, le rire chez les autres ou encore un sourire de contentement… Fastoche qu’on nous a dit ! Reste quelques égratignures sur les mains ou poignets attestant du contraire !

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On voit ensuite comment fabriquer le lait de coco, en écrasant entre ses mains la pulpe de coco râpé préalablement imbibé d’un peu d’eau

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Les filles et leur copine malgache se livrent à cœur joie à ce pétrissage dans les règles…

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On verse ensuite le lait de coco obtenu (duquel on a enlevé la pulpe de coco) dans la farine pour faire la pâte qui va servir à faire notre pâtisserie.

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On obtient une pâte de même consistance à celle qu’on fabrique en Europe, et on l’étale tout pareil.

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Pendant ce temps-là d’autres s’échinent encore à râper la montagne de coco prévue pour l’occasion…

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Une concentration extrême semble alors requise pour confectionner de petites boules de pâte.

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Les petites boules de pâte sont ensuite étalées à l’aide d’un rouleau à pâtisserie (pas très original, je l’avoue, mais cela semble rigolo pour Liliane).

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La pâte est étalée si fine, que certains pourraient s’imaginer que nous sommes en train de confectionner des bugnes lyonnaises (Miam, slurpp… Entendons-nous d’ici !) Que nenni ! En tout cas, Liliane est inquiète, il y a des trous dans sa « crêpe »…

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 Vient ensuite la constitution d’un dessin bien compliqué pour aboutir à une sorte de fleur…

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Juliette est très studieuse devant l’explication du pliage de pâte.

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A voir les formes, rien à voir avec des bugnes puisque d’une pâte quasi transparente, on est revenu à quelque chose de beaucoup plus épais (dommage !). On peut voir qu’il y a autant de forme que de participants. Sont-ce les résultats de nos esprits torturés ?

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Cette charmante mahoraise prépare ensuite le caramel qui recouvrira ces macararas.

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Sous un auvent de fortune (la pluie s’étant invitée à la fête), les macararas (gateaux mahorais) sont frits à l’huile…

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… avant d’être trempés dans le caramel chaud, auquel a été ajouté de la cardamone.

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Et voilà le résultat ! Tout doré… Mais après dégustation, nos papilles sont un peu déçues : Sans le caramel, ces pâtisseries sont relativement bonnes, mais avec le caramel et la cardamone, difficile de venir à bout d’une seule…

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Pendant ce temps-là, on nous râpe la papaye verte avec une râpe en forme de fourchette pour en faire une salade (c’est très bon, nous vous l’assurons !).

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Encore quelques minutes et les fruits à pain seront cuits.

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Pendant que les plats du déjeuner sont en cours de préparation (ben oui, ça fait presque trois heures qu’on prépare des choses et on commence à avoir les crocs !), petite séance de maquillage local avec cette poudre faite de bois de santal ou d'argile alimentaire (il parait que l'argile alimentaire est très bonne pour les femmes enceintes). Ca change du masque jaune intégral que se font normalement les mahoraises pour se protéger du soleil et …soit disant attirer les regards masculins !

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Et toutes les filles y passent !

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Minutieusement, les femmes font aussi des assemblages de fleurs de jasmin.

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Vient ensuite l’ultime atelier pour mzungus (les blancs) : le tressage de feuilles de cocotier.

Liliane et Juliette font preuve d’une concentration extrême car le tressage doit être très serré pour l’étanchéité des toits…

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Cette tâche relève quand même d’un certain entraînement pour ce qui est de la rapidité d’exécution et du résultat final : un panier, qui finalement ne servira que deux ou trois fois pour transporter du charbon de bois, qu’on trouvera en vente sur le bord de la route.

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Vient ensuite le moment attendu de tous (bah oui, il est presque 14h, les estomacs grondent !) : le déjeuner, sur une table recouverte de feuille de bananier. Des marmites pleines de spécialités locales (Bred mafane, papaye en daube, feuille de manioc au lait de coco), dont nos papilles se souviennent encore aujourd’hui…

La journée « coco » s’achève, il est prêt de 16 heures. Il est temps de rentrer préparer les cartables pour le lendemain (pfffooouuu !). Mais juré, promis, on va filer se l’acheter ce banc à coco et on se mettra à cuisiner la coco toute fraîche !

 A bientôt pour de prochaines aventures dans le 101ème département français !

20 mars 2011

ILOT BRANDELE

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Aujourd'hui, on a loué 2 kayaks de 3 places pour aller sur l'ilot Brandélé en face de la plage de Sakouli.Une demi heure de kayak, nous sépare de cet ilot.

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Le papa de la copine de Juliette est heureux entre 2 petites jeunes qui pagaient à sa place ;-)

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Mont Choungui

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Plage de Sakouli au coucher du soleil

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 Il suffit d'un millimètre d'eau sur le sable pour s'entrainer au surf

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et très peu d'eau aussi pour les acrobaties

19 mars 2011

USINE SUCRIERE DE SOULOU

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Nous avançons dans la végétation pour retrouver l'usine sucrière des années 1800. On ne distingue même plus le chemin. On aurait dû emmener le coupe coupe.

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Quelques machines de fabrication du sucre restent ; si elles sont encore là, c'est sans doute parce qu'elles sont en fonte et beaucoup trop lourdes à transporter

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Nous apercevons un des gardiens du site

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Nous sommes dans la maison du maître de la plantation de canne à sucre. 

Nous sommes précisément dans la salle de bain et vous aperçevez la baignoire, si un petit bain vous tente, ne vous en privez pas.
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Pour aller voir l'entrepôt de sucre sur le bord de mer, pas le choix nous devons traverser la mangrove qui heureusement est à marée basse, mais recouverte de gadoue.
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Nous devons également écrabouiller les pneumatophores
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Mais au passage, nous admirons les palétuviers avec leurs nombreuses jambes et leurs antennes qui ressortent de partout pour respirer
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Nous arrivons sur une plage, à marée très très basse

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 pour découvrir l'entrepôt qui stockait le sucre avant l'arrivée des bateaux 

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On ne voit pas très bien, mais cet arbre est recouvert de roussettes
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J'agrandis l'image pour pouvoir admirer la superbe chauve souris.
Il parait qu'elles sont délicieuses grillées au barbecue, mais nous n'avons pas encore testé.
3 mars 2011

LES CRETES DE SAZILEY

Nous voilà partis en randonnée pour la cueillette des pommes cannelle

(rien à voir avec les pommes de métropole)

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Mettre un pied devant l'autre quand on peut, car il a plu et ça glisse

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Parfois, on rencontre des zébus sur le chemin

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 Enfin on aperçoit des pommes cannelle dans les arbres

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Petite pause photo, les 2 jeunes comoriennes n'ont pas l'air de souffrir de la marche, elles sont quand même pieds nus et portent en plus un lourd panier rempli de pommes cannelle sur la tête.

Rien que de les voir, ca me donne mal au crâne.

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 La rando est de plus en plus longue et difficile, mais heureusement qu'on se marre bien quand même

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Sur le trajet, on devrait apercevoir 5 plages. Mais miracle, Zabé nous autorise à nous arrêter sur la plage des baobabs pour nous baigner.

Personne ne contredit cette décision, même si c'est une plage de sable noir, on est trop heureux de faire une pause.

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Nous ramassons des fruits de baobab, pour que Zabé fasse du sirop. Pas compliqué, il faut juste mélanger quelques morceaux du fruit dans de l'eau puis rajouter du sucre et laisser le tout, macérer.C'est pas mauvais, mais moi je le préfère avec du citron en plus.

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Enfin, nous arrivons sur la dernière plage où sont garées les voitures. Il est 18h et nous étions partis à 9h du matin en faisant une pause d'une heure pour pique-niquer et une demi heure pour se baigner.

Ce qui sous entend que nous avons quand même marché 7h30...

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Arrivés à la maison, nous admirons notre récolte de pommes cannelle, bien méritée.

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